L'Œil du fouineur

●● Revue d'enquêtes sur la municipalité de Saint-Loubès ●●

un pavé dans la mare

Voilà une situation totalement inattendue, en tout cas si l'on s'en tient aux seuls comptes-rendus des conseils municipaux.

Jugez plutôt...

Le 27 juillet 2023, le conseil municipal valide la vente de l'ancienne trésorerie (1 rue de Comet) au prix de 510.000 € (valeur estimée en 2019 : 350.000 €) à la société «Sérénité Promotion», et confie au notaire de Saint-Loubès, maître BOUSSAT, le soin de préparer le compromis de vente et l'acte authentique «après la levée des clauses suspensives».

Voir notre article : Vente de l'ancienne trésorerie : surprises !

L'acquéreur avait été trouvé grâce à l'intervention du notaire d'Ambarès, maître CROQUET, qui pratique la «vente immobilière interactive», une vente dont les caractéristiques sont présentées, par la mairie, «comme inverses de celles d'une vente traditionnelle» («le marché est ouvert aux acquéreurs, avec un prix de réserve non divulgué»). Plus simplement, il s'agit d'une vente aux enchères sur internet et les acheteurs sont agréés par le notaire, comme le précise l'étude CROQUET, sur son site web.

Jusqu'en décembre 2024, l'ancienne trésorerie est restée en l'état (aucune trace de travaux), si ce n'est la pose de barrières métalliques, côté rue, pour «empêcher» la visite d'intrus.

Et voilà que, près d'un an et demi plus tard, le 10 décembre 2024, un nouveau compte-rendu nous apprend... qu'aucune vente n'a eu lieu !

Que prévoyaient donc les clauses suspensives ?... Car l'absence de vente que l'on découvre maintenant ne peut s'expliquer que par ces clauses.

Et c'est à peine si cet échec est mentionné dans le compte rendu qui fait juste référence à la «délibération n° D2023-79 portant sur la cession des parcelles C624 et C625 dans le cadre d’une "vente immobilière interactive"».

C'est donc un retour à la case départ pour la mairie qui, croyant obtenir, avec «rapidité», «la meilleure offre grâce à des enchères en ligne» (avantages de la vente interactive annoncés par l'étude CROQUET, sur son site web), n'obtient, finalement, rien du tout.

Cela dit, on n'en est pas encore aux 3 ans d'échec de l'ancien maire, Pierre DURAND, qui avait déjà été chargé, en milieu d'année 2016, de vendre l'immeuble par l'intermédiaire des agences immobilières de la commune, et qui n'y était toujours pas parvenu en 2020, lorsqu'il a perdu son mandat de maire.

À suivre...

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