Selon l'auteur du formulaire en ligne - sans doute François VOLF, 7e adjoint au maire, chargé de la vie associative et sportive et des animations locales (1) -, l'obligation de fournir ses données personnelles permettait de s'inscrire dans un groupe de travail. C'est une explication qui pose tout de même un problème : que devenait l'avis de la personne qui ne souhaitait pas s'inscrire ?... Était-il écarté, sachant que le formulaire en ligne ne pouvait être rempli en l'absence de ces informations (voir les * qui indiquent les informations obligatoires) ?... Une autre explication est alors possible : puisque les données personnelles étaient obligatoires et non la réponse à toutes les questions (2), ce formulaire pouvait surtout permettre de connaître l'identité des personnes et le moyen de les contacter... plutôt que leur avis. À partir de là, des usages à des fins autres qu'une enquête locale ne peuvent être exclus.
Il restait donc deux solutions pour donner son avis sans livrer ses données personnelles : transmettre une identité et une adresse fantaisistes dans le questionnaire en ligne (3) ou... utiliser le questionnaire papier. Car l'enquête papier n'exigeait pas ces informations (les données personnelles ne comportaient pas d'astérisques). Et cette incohérence en dit long sur le sérieux de la préparation.
Quant à son annonce sur les panneaux d'affichage, c'était sans doute un moyen de tenter d'augmenter le nombre de réponses (après le "flop" de l'enquête urbanisme) tout en montrant que "notre avis compte". Mais une annonce sur un panneau d'affichage reste tout de même un procédé publicitaire qui s'adresse à tous, habitants ou non. Il faut alors s'attendre à la participation de quelques plaisantins de passage (n'habitant pas la commune) soucieux de "soutenir ses voisins".
Les moyens utilisés pour "impliquer les citoyens dans les choix de la commune" - engagement inscrit dans les tracts de "Saint-Loubès Ensemble" - laissent donc perplexes.
(1) C'est le nom inscrit dans l'étiquette qui s'affiche lorsque vous survolez le lien "cliquez ici" pour contacter "l'auteur.rice" du formulaire.
(2) Par exemple, "âge de l'utilisateur du complexe".
(3) Nous avons vérifié qu'il est possible de saisir une identité et une adresse de messagerie fantaisistes pour changer de page. L'adresse de messagerie n'a pas été contrôlée pour s'assurer de son existence. Une mesure de sécurité aurait consisté à envoyer un message automatique à cette adresse avec un lien de validation à cliquer pour autoriser l'accès à la suite du questionnaire. Rien de tel dans cette enquête.

