L'Œil du fouineur

●● Revue d'enquêtes sur la municipalité de Saint-Loubès ●●

un pavé dans la mare

Grâce à ce nouveau PLU, pour l'instant à l'état de projet, il dépendra du seul bon vouloir d'un maire (Mme Favre actuellement, et tout maire élu à partir de 2026) d'autoriser ce genre de constructions en zone d'habitat (zones UA, UB et UC) ou à proximité (zone AU), sans que les riverains concernés puissent s'y opposer. Même si leur aspect crée des nuisances visuelles, ces constructions ayant généralement, à Saint-Loubès, la forme de hangars en tôle. Et ce n'est qu'au cours de leur exploitation que les riverains sauront si elles leur causent d'autres nuisances (bruits, odeurs, stationnements désordonnés de véhicules, passages de poids lourds). Mais il sera trop tard !

Des élus d'opposition, membres de l'ancienne majorité municipale - dont l'ancien maire, M. Durand -, se sont opposés au projet de PLU, lors de son adoption le 10 octobre. Récemment, ils ont déposé dans les commerces locaux et dans des boîtes aux lettres des tracts mettant en garde les habitants contre ce futur PLU. Mais aucune information précise n'y figure. En particulier, rien n'est mentionné au sujet de ce qui précède. Tout au plus est-il indiqué : « Renseignez-vous bien : la mairie, avec ce PLU favorisera l'implantation d'activités responsables, solidaires et à faible empreinte carbone ». Une formule floue qui n'a guère d'utilité pratique faute d'exemple concret. Et pour cause : ces élus d'opposition ont toujours soutenu les extensions de la zone industrielle voulues par le précédent maire, M. Durand, au risque de nuire aux riverains (voir cet article du journal Sud Ouest et l'exemple de la décharge illégale). Ils ne se sont pas davantage émus de l'absence de suite donnée par ce maire à l'injonction du préfet de remise en état du site pollué dont la fermeture avait été ordonnée. Aujourd'hui, en 2024, seize ans après la décision du préfet, le site est toujours pollué (voir ce lien : le site concerné est « Les Vergnes », dans l'avenue du Vieux Moulin). Et ce tract contient même une contrevérité : la mise en place, par la nouvelle majorité municipale, de la limitation au maximum de la division parcellaire, alors que cette limitation est une volonté déjà exprimée par l'ancienne majorité - reprise par la nouvelle - qui, au cours de la révision du PLU décidée il y a déjà huit ans, a voulu freiner cette pratique nuisible à l'urbanisme. On peut lire dans le bulletin municipal n°35 (page 11), sous un gros titre « Étude de la division parcellaire et la densification », ce qui suit : « La division parcellaire non cadrée n'a pas que des avantages » et, plus loin, « L'encadrement de la division parcellaire est vivement souhaité ». Ce bulletin date de septembre 2018... et M. Durand était donc encore maire !

Tract des anciens élus majoritaires

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Finalement, ce tract ne contient qu'une seule information utile : la possibilité de contester le PLU auprès du commissaire enquêteur. Mais contester quoi ?...

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