Il faut alors être précis : contester cette possibilité donnée à un maire d'autoriser les constructions industrielles, artisanales ou techniques, publiques ou privées, dont les ICPE, dans les zones UA, UB, UC et AU, c'est-à-dire dans presque toutes les zones d'habitation ou à proximité, hors hameaux, car cette possibilité est contraire au PADD (Projet d'Aménagement et de Développement Durables) adopté par le conseil municipal le 19 janvier 2023 qui prévoit l'extension de la zone industrielle uniquement sur la zone AUY. Et cette dernière zone est voisine de celle déjà occupée par les industries (zone UY). Il s'ensuit que le PADD exclut d'en implanter ailleurs. Or, c'est précisément le contraire qui est annoncé le 10 octobre 2024.
Mais ce n'est pas tout. Une autre zone est susceptible de recevoir de tels hangars à l'allure d'usines, y compris des ICPE : la zone UE. Cette zone est réservée aux équipements publics (voir page 26 du résumé présenté le 10 octobre 2024). Elle a ses terrains sur la zone industrielle (déchetterie, station d'épuration), mais aussi parmi les habitations, et notamment au sud du bourg et dans son prolongement immédiat : dans la rue du Stade, dans le chemin de Nice et dans le chemin de Péligon. On y trouve donc la salle de spectacle la Coupole, la bibliothèque municipale, le siège de la CdC, la piscine, le terrain de football, les écoles, le collège, le complexe sportif, etc. Il n'y a rien d'anormal à installer, à proximité du bourg, des établissements culturels (écoles, collège, etc), administratifs (siège de la CdC) ou sportifs (piscine, par exemple), même s'il aurait été bienvenu d'éviter ces styles de bâti hétéroclites qui jurent près d'un bourg marqué, dans l'ensemble, par sa cohérence architecturale du XIXème siècle ; même si, également, cette concentration d'équipements publics près du bourg peut provoquer un afflux de circulation qui génère des embouteillages et des stationnements anarchiques (sur trottoirs, sur plates-bandes communales), comme l'avait signalé, en 2013, le projet du copil (comité de pilotage de la mairie) en proposant un plan de circulation pour Saint-Loubès (voir page 8 du document).
Par contre, il est tout à fait anormal d'implanter des formes industrielles de bâti, même en faveur d'administrations (commune, CdC, département, etc) dans des zones habitées puisque ces implantations ont un territoire qui leur est dédié en zone UY et AUY. C'est pourtant à proximité du bourg que le précédent maire avait autorisé, en 2013, la construction à l'aspect peu enviable et typique de la zone industrielle (hangar en tôle) d'une unité de production alimentaire de 10.000 repas par jour : la cuisine centrale, au 39 rue du Stade (deux restaurants scolaires y sont intégrés, qui ont leur place près du bourg, à côté des écoles, mais qui auraient mérité une architecture respectueuse de cette proximité, alors que l'unité de production alimentaire n'avait sa place qu'en zone industrielle).
La similitude de l'aspect de la cuisine centrale avec les hangars en tôle et autres entrepôts de la ZI, par exemple celle d'Antargaz, dans l'avenue de L'Escart, est flagrante.
Ce cas montre clairement qu'un équipement public peut être une usine ou un bâtiment comparable.
Le projet de PLU permettra donc l'installation de tels équipements parmi les habitations, au gré d'opportunités inconnues à ce jour mais que l'autorité municipale pourra exploiter selon son bon vouloir.

