Éditorial
Depuis plus de quarante ans, des groupuscules d’habitants sont élus au conseil municipal de Saint-Loubès grâce aux faiblesses d’une loi électorale qui permet d’être élu sans avoir le soutien des habitants. Car il n'existe aucun taux de participation minimum en-dessous duquel une élection serait nulle. Ce qui permet à quelques personnes sans représentativité d'entrer au conseil et à certains, d'en prendre le contrôle. Inutile que les candidats aient une réputation reconnue de dévouement à l'intérêt général auprès d'une majorité d'électeurs : tout inconnu peut tenter sa chance, quelle que soit sa motivation. La population ne s'y trompe pas puisque plus de 55 % des électeurs inscrits se sont abstenus en 2020, en hausse constante depuis 2008. Ce fort pourcentage révèle cependant un rejet des candidats et un désintérêt pour leurs "programmes" passe-partout. Des "programmes" tellement flous qu’il suffit de changer de présentation et, parfois, quelques mots, pour obtenir celui du concurrent (chacun connaît l’expression : « Bonnet blanc et blanc bonnet »). C’était le cas des "programmes" des trois listes pour les municipales de 2020. Et l'importance de l'abstention n'a donc pas empêché une liste qui représentait moins de 2 électeurs inscrits sur 10 d'occuper les 2/3 des sièges au conseil municipal (20 sur 29) !
Avec un tel pouvoir donné à une petite minorité, il y a fort à parier qu'elle en profite. C'est à ces dérives très concrètes que cette revue est consacrée. Car, dans la litanie des projets évasifs, certains étaient malgré tout suffisamment précis pour en vérifier la mise en œuvre... ou l'envoi aux oubliettes.
Les deux dernières majorités municipales (celles de 2020 et de 2008-2014) nous servent de terrain d'observations.
La rubrique «À la Une» met en avant quelques dérives. Le menu présente toutes celles que nous avons constatées.










