L'Œil du fouineur

●● Revue d'enquêtes sur la municipalité de Saint-Loubès ●●

un pavé dans la mare

Éditorial

Depuis plus de quarante ans, des groupuscules d’habitants sont élus au conseil municipal de Saint-Loubès grâce aux faiblesses d’une loi électorale qui permet d’être élu sans avoir le soutien des habitants. Car il n'existe aucun taux de participation minimum en-dessous duquel une élection serait nulle. Ce qui permet à quelques personnes sans représentativité d'entrer au conseil et à certains, d'en prendre le contrôle. Inutile que les candidats aient une réputation reconnue de dévouement à l'intérêt général auprès d'une majorité d'électeurs : tout inconnu peut tenter sa chance, quelle que soit sa motivation. La population ne s'y trompe pas puisque plus de 55 % des électeurs inscrits se sont abstenus en 2020, en hausse constante depuis 2008. Ce fort pourcentage révèle cependant un rejet des candidats et un désintérêt pour leurs "programmes" passe-partout. Des "programmes" tellement flous qu’il suffit de changer de présentation et, parfois, quelques mots, pour obtenir celui du concurrent (chacun connaît l’expression : « Bonnet blanc et blanc bonnet »). C’était le cas des "programmes" des trois listes pour les municipales de 2020. Et l'importance de l'abstention n'a donc pas empêché une liste qui représentait moins de 2 électeurs inscrits sur 10 d'occuper les 2/3 des sièges au conseil municipal (20 sur 29) !

Les élections de 2026 ont à peine modifié ce constat : une nouvelle liste, dont les membres ne sont pas connus pour leur défense de l'intérêt général, a effacé la précédente majorité - qui n’aura tenu que le temps d’un mandat - en obtenant, cette fois, près des 3/4 des sièges (24 sur 33) alors qu’elle représente moins de 3 électeurs inscrits sur 10. À croire que ces électeurs ont surtout voté contre les autres listes bien plus que pour la nouvelle...

Avec un tel pouvoir donné à une petite minorité, il y a fort à parier qu'elle en profite. C'est à ces dérives très concrètes que cette revue est consacrée. Car, dans la litanie des projets évasifs, certains étaient malgré tout suffisamment précis pour en vérifier la mise en œuvre... ou l'envoi aux oubliettes.

Les trois dernières majorités municipales (celles de 2026, 2020 et 2008-2014) nous servent de terrain d'observations.

La rubrique « À la Une » met en avant quelques-unes de ces dérives. Le menu présente toutes celles que nous avons constatées.

 

◉ À la Une

MODERY : le contribuable sera-t-il le dindon de la farce ?

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3.100.000 € qui pourraient bien partir en fumée...

La nouvelle école était-elle nécessaire, quelle soit implantée à Modery ou sur les «Places de Bidon» ?... Les chiffres officielles d'évolution des effectifs scolaires à venir étaient connus dès 2017 mais aucun candidat de 2020 ne s'y était intéressé... Et en 2026, l'arrêt du projet pourrait bien coûter aussi cher au contribuable que sa poursuite...
TOURNEMIRE s'accroche à l'indemnité de fonction

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en hausse de près de 57 % !

Malgré le principe de gratuité du mandat de maire, monsieur de TOURNEMIRE, qui promettait une «maîtrise des dépenses» et une «gestion rigoureuse des finances» communales, s'attribue une indemnité mensuelle de fonction de près de 2.200 €, en hausse de 56,7 % par rapport à celle du maire précédent !
« Petit » mensonge de campagne de TOURNEMIRE

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Le maire est-il vraiment ce qu'il dit ?

M. de TOURNEMIRE se présentait comme un éleveur loubésien depuis plus de 25 ans. La réalité est un peu différente : ni éleveur, ni loubésien depuis aussi longtemps. Ainsi, en 2020, il se déclarait «gérant de société»...
«Places de Bidon» : la face cachée du projet municipal

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La mairie brade le terrain communal

La mairie voulait vendre 1,9 ha de terrain communal au promoteur ALUR pour qu'il y construise des immeubles collectifs. Prix de vente initial : 3.700.000 €... qui chute de 600.000 € en quelques mois ! Raison : une zone humide qui était inexistante début 2025, selon l'agence d'urbanisme chargée de la révision du PLU, et qui apparaît soudain, sur toute la surface, en novembre 2025, selon le promoteur ! Qui croire ?... La mairie croit le promoteur et brade le terrain.
Le PLU : à quoi bon ?...

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Un PLU pour la forme

Ce serait le projet d’urbanisme de Saint-Loubès pour les dix prochaines années. La municipalité Durand l'avait adopté en 2008, sans réel souci d'application, et a fait de la commune une cité-dortoir à l'architecture banalisée. Quant à la municipalité Favre...
Poids lourds : une mairie aveugle et sourde

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Des habitants excédés...

Depuis des années, les nuisances des poids lourds irritent les riverains de plusieurs rues de Saint-Loubès. Les municipalités successives s'en moquent, malgré leur promesse d'y mettre un terme. La riposte s'organise : un collectif de défense est mis en place, relayé par la presse...

Ces problèmes qui durent...
Stationnements à tout va sur la place de l'Hôtel de Ville ▼
Le dépotoir du chemin de Péligon, face à La Coupole ▼
L' "expo poubelles" de la rue Edmond Foucré ▼
Rue du 19 mars 1962, "Le Clos de la Treille" : espaces verts communaux et trottoir envahis ▼
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Une ancienne décharge illégale de plusieurs hectares... à l'abandon ▼
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