L'Œil du fouineur

●● Revue d'enquêtes sur la municipalité de Saint-Loubès ●●

un pavé dans la mare

C'est un ancien reportage de France Région 3 qui nous renvoie une image de Saint-Loubès... assez mitigée. Il avait surtout pour sujet le ressenti de quelques habitants à propos de la modernité de la pratique religieuse de l'abbé Mialhe, alors curé de la paroisse. Mais il était aussi l'occasion d'entendre des témoignages très révélateurs et de montrer des images sur la commune d'il y a 46 ans.

Les témoignages très révélateurs sont ceux de Serge Roux, nouveau maire depuis 5 ans lors du reportage - il a été élu en 1971 -, et, surtout, d'une habitante particulièrement lucide sur l'évolution en cours de la commune. Les propos n'ont rien perdu de leur actualité, notamment, au sujet de l'urbanisation. L'ancien maire la présente comme inéluctable. Et on sait, aujourd'hui, qu'elle a conduit, avec son soutien - puis celle de Pierre Durand, son successeur en 2008 -, à une expansion de l'habitat pavillonnaire (en 2016, près de 8 maisons sur 10 ont été construites à partir de 1971 : voir INSEE, tableau LOG T5 et LOG G1) et à une perte d'identité du village qu'a pointée, dans son rapport de 2018, l'agence d'urbanisme URBAM (voir notre article "Le PLU : à quoi bon ?..."). L'habitante décrit la situation, déjà très visible en 1976 : "La campagne s'en va tout les jours, elle est gagnée par les maisons", "on a beaucoup des inconvénients de la ville et beaucoup des inconvénients de la campagne".

Pourtant, Saint-Loubès ne compte alors que 4.200 habitants.

Mais les images montrent aussi un marché qui occupe toute la place de l'Hôtel de Ville, avec un nombre et une diversité des étalages sans comparaison avec ceux d'aujourd'hui : fleuriste, vendeurs de légumes, de vêtements, de chapeaux, de chaussures, de volailles... Et l'on aperçoit même des étalages dans le marché couvert (il sera transformé, par la suite, en accueil et bureaux administratifs de la mairie actuelle).

Voici quelques images extraites du reportage. Mais regardez surtout la vidéo : reportage de France Région 3...

Le marché couvert, sous les arcades de la mairie, en 1976.
Les flèches rouges indiquent des étalages.
À gauche, le camion de vêtements pour enfants.
La flèche blanche montre un chapeau de paille sur l'étalage.
Cerises sur le plateau...
Le vendeur de volailles... vivantes.
Derrière le vendeur de légumes (ici, un choux), le camion du marchand de chaussures (flèche rouge)
Stationnements désordonnés, hier comme aujourd'hui !
Un baraquement (flèche rouge) remplacé, par la suite, par le centre de loisirs.
Vue depuis le stade.
L'un des deux baraquements (flèches rouges) est toujours présent, chemin de Nice... 46 ans après !
Un révélateur du souci municipal de la qualité architecturale.
Le jardin situé entre les lignes blanches a été remplacé par une agence bancaire.
L'ancienne maison, derrière, relativement négligée, était une boulangerie (Laclau).
L'agence bancaire construite sur l'emplacement du jardin cache la petite maison, toujours aussi négligée.
Ancienne construction en pierre (flèche rouge) aux début de la rue Max-Linder.
Elle a été démolie pour faire de la place aux voitures.
Les places de voitures, aujourd'hui.
Une propriété communale peu entretenue : le presbytère, 13 rue Saint-Aignan.
En 1976, la façade en pierre était enduite de ciment.
Le presbytère, aujourd'hui. Toujours propriété communale et toujours aussi peu mise en valeur.
Le presbytère, côté cour, en 1976.
Le presbytère, côté cour, en 2021.
En 2022, une rampe bétonnée pour personnes à mobilité réduite a été ajoutée.

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