Le jargon fait savant… et suit la mode du verbiage « écolo ». Et quand un candidat aux municipales mise sur l’argument de la compétence pour tenter d’obtenir son galon d’élu, il n’hésite pas à jargonner ! Ça n’apporte pas de solution… mais ça peut, au moins, donner l’impression que le jargonneur sait de quoi il parle.
Les « mobilités douces » étaient donc principalement au programme de deux listes : la liste Favre (voir sa rubrique « Aménager durablement Saint-Loubès demain ») et la liste Durand (voir sa rubrique « Préserver la qualité du cadre de vie »). La première avait adopté l'expression comme une évidence. Il était question de « mailler les quartiers par des pistes cyclables et des parkings à vélos sécurisés » et d' « aménager et sécuriser des cheminements piétons ». La deuxième, peut-être moins convaincue, avait tenté une traduction, images à l'appui : « Priorité sera donnée aux déplacements doux », ce qui comprenait aussi les vélos et les piétons, mais en y ajoutant le covoiturage. Quant à la liste Chalard, elle en parlait à peine (voir sa rubrique « Préserver notre patrimoine et bouger autrement »). Son tract d'avant le premier tour se contentait d'une ligne : « Réaliser un schéma de déplacement en encourageant la mobilité active (vélo ou marche)... ». Bref, tout le monde suivait la mode du moment, mais avec des mots un peu différents : les déplacements à pied et à vélo - pour l'essentiel - donnait un petit air « écolo » aux candidats.
On a donc, dans l’ordre décroissant de ces modes de déplacement (du plus « doux » - naturel serait plus exact - au plus mécanisé) :
- la marche (ou la course à pied si l’on est pressé) ;
- les roulettes (patins et planches à roulettes) ;
- la trottinette ;
- enfin, le vélo (ou le tandem, qui reste encore peu pratiqué car les derniers modèles datent... des années 1950).
Et puis, et puis… voilà qu’on a placé un moteur électrique sur la trottinette et le vélo !...

