Le 10 octobre 2024, le conseil municipal a adopté le projet de nouveau PLU (le projet seulement, et non le PLU définitif, celui-ci ne pouvant être adopté qu'après une enquête officielle réalisée par un commissaire enquêteur indépendant de la mairie). Un résumé a été présenté. On y trouve, notamment, la nouvelle définition des zones qui découpent la commune en périmètres constructibles ou non et les possibilités d'y construire des usines (locaux industriels, techniques et artisanaux).
Parmi ces zones, il y a (voir page 26 du résumé) :
- la zone UA : « hyper centre »,
- la zone UB : « habitat dense »,
- la zone UC : « habitat peu dense »,
- la zone UY : « zone industrielle »,
- la zone UE : « équipements publics »,
- la zone AU : « destinée à être ouverte à l'urbanisation » (1AU).
L'hyper centre comprend le bourg. Les zones UB et UC représentent l'immense majorité des habitations de la commune, non compris les hameaux (le Truch, Terrefort, Cavernes...) : les zones pavillonnaires. La zone AU comprend des terrains nus près des zones habitées.
À ce jour, aucune usine n'y existe... à part à l'extrême limite des zones pavillonnaires et de la zone industrielle où les maires d'avant 2020 (MM. Roux et Durand, membres de la même majorité municipale) avaient vendu des terrains communaux à des entreprises sans se soucier du cadre de vie des riverains (chemin de Couvertaire, chemin de Maubourguet, chemin de Salles, chemin de Bellevue, chemin de la Rafette). À part aussi, par-ci, par-là, quelques hangars en tôle à l'allure d'usine ou préfabriqués du même acabit : vendeur-réparateur de voitures dans l'avenue Pasteur, supermarché dans l'avenue de la République, préfabriqués municipaux à côté du service d'incendie du chemin de Nice... Autrement dit, en plein dans les zones habitées dont on peut se demander si la mairie n'a pas voulu, en autorisant ces formes banalisées en tôle, en faire des extensions de la zone industrielle.
Donc, en principe, aucun bâti d'entreprises en forme de hangars en tôle n'existe dans les zones d'habitation, ni aucune installation classée ICPE. ICPE ?... Installation Classée pour la Protection de l'Environnement. Et, contrairement à ce que cette appellation peut laisser penser, il ne s'agit pas d'un établissement œuvrant pour la protection de l'environnement, mais, au contraire, d'un établissement susceptible de nuire à l'environnement s'il y survient un problème. D'où une règlementation qui impose des formalités particulières en plus du permis de construire.
Actuellement, ces ICPE n'existent que sur la zone industrielle. À titre d'exemple, on peut citer l'ancienne décharge exploitée illégalement par la mairie (maires : MM. Roux puis Durand) dont les odeurs nauséabondes avaient déclenché les plaintes de riverains en 2004, suivies, après enquête, de la décision du préfet de la Gironde non seulement de fermer cette décharge en raison « des dégagements importants de méthane susceptibles de générer un risque d'explosion, ainsi qu'un risque sanitaire par contact direct au niveau des sols du à la présence de plomb, cuivre, arsenic, chrome... », mais aussi d'imposer au maire d'alors la remise en état du site par évacuation des déchets polluants.
Or, selon le résumé du projet de PLU (voir page 31) présenté au conseil municipal le 10 octobre 2024, des locaux industriels, techniques et artisanaux (hangars en tôle), y compris des ICPE, pourront dorénavant être implantés dans la plupart des zones d'habitation, sous la seule réserve de ne pas nuire au voisinage. Autant dire que les habitants ne pourront se plaindre que lorsque le mal sera fait !

