L'Œil du fouineur

●● Revue d'enquêtes sur la municipalité de Saint-Loubès ●●

un pavé dans la mare

Durant ces deux années, toute la rue du Stade est refaite. Mais avec des nuances, tout de même, qui révèlent un intérêt mitigé... pour les déplacements des piétons, cette fois.

La portion qui va du chemin de Nice à La Poste est celle qui fait l'objet de toutes les attentions : on y a protégé les zones réservées aux piétons et aux vélos par des séparations qui les mettent à l'abri des voitures et des bus. Ce sont les trottoirs surélevés et les trottoirs avec barrières, accessibles aussi aux vélos. On comprend cet effort par la présence de quelques services publics fréquentés à certaines heures : deux écoles, un centre de loisirs, un stade et La Poste. Cette portion est cependant peu habitée (une dizaine d'habitations, environ).

Et puis, à l'autre bout, qui va de l'avenue de la République au chemin de Nice, la protection du piéton est un peu passé à la trappe. On est pourtant en plein bourg et donc, dans la partie la plus habitée de la rue (environ trois fois plus d'habitations). Non seulement la plus habitée, mais également une partie où la circulation est aussi importante, aux heures de pointe, qu'au niveau des écoles, puisqu'il faut compter sur le défilé des voitures et des piétons qui s'y rendent.

On se demande alors pourquoi les « trottoirs » y sont restés sans protection à de nombreux endroits, permettant ainsi aux voitures d'y circuler et de s'y garer sans difficulté ? …

Ces trois photos montrent des exemples de la situation, le jour comme le soir.

Rue du Stade, entre passage des Arceaux et chemin de Nice
Stationnement sur trottoir non protégé, rue du Stade Stationnement sur trottoir non protégé rue du StadeStationnement sur trottoir non protégé, rue du Stade

Les protections ont été complètement supprimées là où elles existaient auparavant (principalement sur la portion qui va du chemin de Nice au passage des Arceaux où existaient des trottoirs surélevés). À ces endroits non protégés, il n’y a donc ni surélévation de trottoirs, ni barrière de protection : chaussée et trottoirs sont au même niveau, sans obstacle entre les deux. À croire que l’intention inavouée des promoteurs de ce chantier était surtout de faciliter le stationnement des voitures… même là où ce n’était pas prévu !

Les passants seraient-ils toujours les gêneurs du début du siècle précédent ?… Ou a-t-on, tout simplement, oublié cette question de sécurité ? Et si l’on est tenté de montrer du doigt la communauté de communes - puisque c’est elle qui a financé les travaux -, le maire d’alors, Pierre Durand, était tout-de-même informé du projet… et il n’a pas bronché ! Faut-il comprendre que, pour lui, les déplacements « doux », quand ils s’appliquent aux piétons, doivent se limiter à sortir de voiture pour aller au tabac du coin ?…

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