L'Œil du fouineur

●● Revue d'enquêtes sur la municipalité de Saint-Loubès ●●

un pavé dans la mare

Saint-Loubès a, maintenant, près de 10.000 habitants (9.909 au dernier recensement officiel de 2019) - une croissance due, surtout, aux populations "nouvelles" situées dans les zones pavillonnaires. Un nombre qui n'augmente pas, pour autant, la fréquentation du marché local... à moins que ce ne soit l'insuffisance des offres de ce marché qui en éloigne les habitants. Car chacun connaît l'attraction des supermarchés placés sur la route très fréquentée des populations qui vivent au rythme imposé de l' "auto-boulot-dodo" et pour qui l'horizon de Saint-Loubès se réduit, bien souvent, à un pavillon avec petit jardin.

Dans ce reportage, les lotissements ne sont d'ailleurs jamais montrés, même furtivement. Pourtant, la cité Saint-Aignan, dite résidence du château Saint-Aignan, dans le bourg, était déjà construite en 1976, de même que le lotissement Les Cailloux donnant sur l'actuelle rue du 19 mars 1962, et la cité Cajus, face au collège, comptait une trentaine de pavillons ; déjà présente, aussi, une partie de la cité Poumey, rue Claude Monet, donnant sur le chemin de Poumey, en direction d'Yvrac, avec ses 18 premiers pavillons. Le reportage se concentre donc sur le bourg, avec ses maisons en pierre typiques et ses commerces, et s'éloigne, à la fin, vers les pâturages, symbole d'une campagne préservée. Comme si l'identité de Saint-Loubès excluait cette image d'urbanisation en cours incohérente.

La vue aérienne qui suit montre le bourg et ses alentours, avec les quatre lotissements, tels qu'ils existaient en juin 1976, à l'époque du reportage (source : photographie aérienne du site de l'IGN : "Remonter le temps !", onglet "Télécharger").

NB : cette vue fonctionne comme une carte Google : elle peut être déplacée, grossie et réduite et permet de voir les différentes cités qui sont signalées par une flèche blanche. Un bouton permet aussi de l'afficher en plein écran (sur appareil compatible).

Enfin, le reportage montre le stationnement des voitures sur la place : un grand désordre - toujours d'actualité - que les maires de Saint-Loubès ont toujours ignoré... y compris madame Favre. Pourtant, elle avait promis, dans ses tracts électoraux, de faire respecter les règles du stationnement en recrutant des policiers supplémentaires. Les policiers ont bien été recrutés... sans résultat visible (voir notre article "Stationnement et propreté"). Et si la vue aérienne nous montre une place totalement déserte en juin 1976, c'est sans doute parce que la photo a été prise un dimanche, par beau temps, lorsque beaucoup d'habitants ont pris la direction des plages... Ce stationnement désordonné, qui semble avoir reçu la bénédiction municipale, est donc un mal qui a pris racine il y a au moins 46 ans !

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