Une seconde "curiosité" est révélée lors du conseil municipal du 1er juillet 2022 : l'absence de fouilles n'a jamais été un obstacle à cette vente. En réalité, la vente a été empêchée par les refus successifs de permis de construire : les projets immobiliers des bailleurs sociaux étaient incompatibles avec les exigences de l'architecte des Bâtiments de France dont la consultation était obligatoire en raison de la proximité du monument classé de la chapelle Saint-Loup.
Cette information peut être tenue pour exacte puisque M. Durand, présent à la séance, à lui-même voté pour la proposition de la nouvelle majorité (autorisation de procéder à une nouvelle estimation de l'immeuble et vente de celui-ci).
Et, à son tour, cette nouvelle majorité établit les prévisions budgétaires pour 2020 : aucune recette n'est attendue pour l'ancienne trésorerie (1). Idem pour 2021, où le nouvel adjoint aux finances, Sébastien Roux, fait valoir, lui aussi, le principe de sincérité budgétaire (2), et 2022 (3). Mais en 2023, la vente revient à l'ordre du jour. On peut lire, dans le rapport d'orientation budgétaire : « la commune envisage la cession de ... l'ancienne trésorerie de Saint-Loubès dont la vente est en cours depuis janvier (240 k €) » (4).
Et, effectivement, la vente est validée en juin 2023 au prix de 510.000 € (5).
Autrement dit, la vente est réalisée en quelques mois... là où M. DURAND n'était arrivé à rien en 4 ans !
(1) Conseil municipal du 31 juillet 2020, page 7, qui annonce "0" pour les "produits des cessions" en recettes d'investissement
(2) Conseil municipal du 9 avril 2021, page 13 et 15. Il fait valoir ce principe pour ne retenir aucune recette de cession, la vente n'étant pas prévue pour 2021, là où M. DURAND faisait valoir ce même principe pour retenir une recette de cession alors qu'il ignorait si les fouilles permettraient la vente.
(3) Conseil municipal du 8 avril 2022, page 2
(4) Conseil municipal du 9 mars 2023, page 18

