Pour la première promesse, madame Favre finira par déclarer, à des journalistes qui l'interrogeait sur ce point, en janvier 2023 : « il y a une complexité qui rend les choses un peu plus longues... ».
Et en janvier 2025, ces choses n'avaient pas avancé. Si bien que le sujet n'était plus abordé dans aucun des supports de communication de la mairie (bulletin municipal et site internet, notamment).
Pour la deuxième promesse, parmi les tâches chronophages dont la police municipale pouvait être déchargée en les transférant à d'autres personnels, il y avait la surveillance des passages protégés devant les entrées d'écoles (notamment, l'école Hector Ducamp). Pourtant, en 2024, la police municipale continuait son planton (1). Sur ce point, il semble que madame Favre compte sur la mémoire oublieuse des habitants - ou sur leur indifférence aux promesses électorales - pour oser faire publier un article aussi révélateur de sa duperie.
Quant au projet de plateforme logistique de Cavernes de la troisième promesse, dont madame Favre s'attribuera le mérite de l'abandon dans le bulletin municipal de mars 2021 où elle signale le report de la promesse de vente du terrain communal du projet (2), il sera empêché, en réalité, par le seul refus de la préfète de la Gironde d'autoriser l'exploitation de cette plateforme, en raison du risque d'atteinte à l'environnement, comme le révèle son arrêté du 4 janvier 2021.
On notera que cet arrêté préfectoral est antérieur à la publication du bulletin. Madame Favre en avait donc connaissance... mais s'est abstenue d'y faire référence.
À ce jour (juin 2025), la quatrième promesse n'a pas reçu davantage de suite.
Enfin, la cinquième, qui concerne la multiplication des pistes cyclables, est aussi passée à la trappe. En fait de pistes cyclables - qui sont, selon le code de la route, des chaussées exclusivement réservées aux cycles à deux ou trois roues et aux engins de déplacement personnel motorisés (3) -, seule la piste de l'avenue de Cajus, qui va de de l'intersection avec la rue du Suisse jusqu'au collège, soit environ 200 mètres, représente, à ce jour, l'œuvre de madame Favre. Le reste n'est que coups de pinceau sur la route (où circulent ensemble, comme auparavant, voitures, camions et cyclistes) et trottoirs mixtes (cyclistes et piétons) que madame Favre revendique donc comme des pistes cyclables, mais qui n'en sont pas (4).
Reste les parkings à vélos sécurisés. En effet, il y en a... un : sur le parking de la gare.
Venons-en maintenant à la plantation d'arbres...
(1) Voir le bulletin municipal n°56, page 6 : « Respectons la police municipale... ».
(2) Voir notre article Mme Favre : « 30 mesures concrètes dès 2020 ! », page 2, « Les 30 mesures tenues », mesure n°26.
(3) Article R110-2, 10ème définition.
(4) Voir notre article Priorité aux « mobilités douces », page 9, où le site de la mairie qualifie de « voies de circulation réservées à l'usage exclusif des vélos [...] » des voies où les voitures et les camions peuvent aussi circuler.

