Et pour finir, Emmanuelle FAVRE, tête de liste de « Saint-Loubès Ensemble ». Son tract d’avant le premier tour avait ce point commun avec les autres de servir de fatras de propositions qu’il fallait bien regrouper sous des thèmes suffisamment flous pour que tout « rentre dans les cases ». Le « cadre de vie », déjà mal défini, s’était donc retrouvé dans le thème « Aménager durablement Saint-Loubès demain ». Mais il aurait tout aussi bien pu être rangé dans le thème « Bien vivre ensemble à Saint-Loubès demain »…
Bref, pour cette liste - comme pour les autres -, les mots n’ayant d’autre sens que celui que leur donnent les lecteurs, on a cru bon d’associer « cadre de vie » et habitat, au cas où l’imprécision du premier aurait empêché certains électeurs d’y inclure le second. Ce qui donne la formule : « Habitat Cadre de vie : développer un cadre de vie plus agréable et préserver la biodiversité ». La prose restait tout de même évasive, mais elle était suivie, heureusement, d’une proposition plus compréhensible : « Rénover et aménager la voirie et les trottoirs… ». Le « cadre de vie », selon Emmanuelle FAVRE, ce sont donc les rues. Et chacun a une rue qui passe devant chez lui - ou tout près. Voilà qui avait le mérite de donner à l’électeur le sentiment d’être peut-être concerné. Le « cadre de vie » comprenant la voirie, Pierre DURAND et Emmanuelle FAVRE étaient donc d’accord sur cette précision de langage. Quant aux deux autres propositions annoncées dans la même rubrique, le lecteur était renvoyé à son imagination pour tenter d'en deviner le sens (mise en place de « jardins d’agrément ou partagés… », « préserver la biodiversité en végétalisant… »). Et l’habitat, dans tout cela ?…
Autre point d’accord entre Emmanuelle FAVRE et Pierre DURAND, le « cadre de vie » ne comprenait pas le respect des règles de circulation et de stationnement, ni le respect de la propreté sur la voie publique. Pour le maire sortant, on en connaît les raisons : il ne s’en était pas vraiment préoccupé pendant ses douze ans de mandat, malgré l’obligation légale. Pour la tête de liste de « Saint-Loubès Ensemble », ces questions relevaient de sa rubrique sécuritaire, placée dans le thème « Bien vivre ensemble… », mais aussi… dans le thème « Consommer autrement… » de son second tract. La clarté du propos en avait pâti. Mais un fatras, c’est comme ça.
« Bien vivre ensemble… », donc (1). Et c’est à la rubrique : « Prévention et sécurité : bien vivre dans une ville propre, sûre et solidaire » qu’étaient présentées des mesures plus ou moins précises comme le « renforcement des effectifs » de la police municipale et « des actions de nettoyage » pour rendre la ville propre (2).
La question sécuritaire avait même une importance particulière pour la liste FAVRE puisqu’elle était annoncée comme l’une de ses « 7 propositions phares ». Pourtant, cela ne sautait pas aux yeux dans ce premier tract d’avant le premier tour qui ressemblait à une malle à double fond où il fallait chercher au fond du fond quelques précisions sur ce projet (3).
(1) L'expression est commune aux tracts DURAND et FAVRE..
(2) Il faut rappeler, comme pour Cédrick CHALARD, qu’assurer la propreté de la commune est une obligation légale qui pèse sur toutes les mairies et non un choix de programme électoral laissé à l’appréciation des candidats.
(3) Ce premier tract était une feuille A3 pliée en 4 où il ne suffisait pas de tourner les 4 pages : il fallait aussi déplier le tout pour voir la face cachée de chaque page. Quelques détails de la question sécuritaire s’y trouvaient.

