Quant à la propreté de la « ville », l’ambition d’Emmanuelle FAVRE semble se limiter, pour l’instant, à quelques interventions anodines pour faciliter l’accès aux toilettes publiques de la gent canine (pose de bacs à crottes dont un sur le parc de La Coupole... à l'usage de qui veut bien s'en servir) alors que, à moins de quarante mètres du bâtiment, persistent, depuis au moins 2019, au bord du chemin de Péligon, des monticules de gravats qui n’ont rien à voir avec une exposition artistique. On se demande si ces gravats ont échappé, jusqu’à présent, à la vigilante attention des maires et de la police municipale, ou si la crainte d’un incident « diplomatique » avec le riverain indélicat a conduit à un prudent renoncement de l’autorité municipale à assumer ses obligations (nettoyer la voie publique et, si nécessaire, verbaliser le riverain) (1).
En juin 2025, à l'occasion de la réfection du chemin de Péligon par la communauté de communes, ces monticules ont, enfin, été enlevés pour permettre la réalisation d'un trottoir. Autrement dit, il faut attendre qu'un chantier public d'importance soit gêné par des détritus pour qu'ils soient évacués par l'entreprise chargés des travaux et non par le riverain indélicat ou la mairie...
La présence permanente de poubelles sur les trottoirs, dans certaines rues, est un autre aspect de ce manque d’égards pour la propreté de la « ville ».
Les amoureux de couleurs bigarrées (jaune, vert, marron...) n’y trouveront certainement rien à redire, même si, lors des fortes chaleurs, certaines poubelles dégagent un parfum si subtil que les passants ont intérêt à changer de trottoir. Pourtant, un arrêté municipal de 2018 donne le ton : « Les conteneurs devront être présentés, au plus tôt, sur la voie publique, la veille du ramassage et retirés, au plus tard, le lendemain du passage du camion de collecte. Ils ne pourront an aucun cas être stockés, de manière permanente, sur le domaine public. Tout manquement au présent arrêté sera passible de l’amende prévue à cet effet ». Et ce n’est pas tout ! Plus récemment, début 2020, un nouvel arrêté vient enfoncer le clou. Son titre : « MAINTIEN EN ETAT DE PROPRETE DE LA VOIE PUBLIQUE ET DES ESPACES PUBLICS ». Le souci de propreté prend de l’ampleur... du moins sur le papier. Ce ne sont plus simplement les bacs qui traînent sur le trottoir qui entrent dans le viseur du maire, mais tout dépôt sur la voie publique : « Il est interdit de laisser dans les rues et tout espace public, des dépôts de quelque nature que ce soit, sans autorisation préalable », le tout sous menace de poursuite « par tout agent de la force publique », ce qui inclut les policiers municipaux. Pour ces dépôts, on pense, bien sûr, à ceux qui trônent déjà depuis plusieurs années au bord du chemin de Péligon…
La seule faille, dans ce petit arsenal de mesures destinées à relever le niveau de propreté de la commune et son attrait visuel, se trouve chez celui-là même qui l'a mis en place : Pierre DURAND. Pour lui, un arrêté signé est un arrêté appliqué. Et toute prétention contraire relève d'un mauvais esprit. D'ailleurs, si la police municipale n'est pas intervenue, c'est bien parce qu'il n'y avait pas à intervenir !
Depuis un an et demi, Pierre DURAND n’est plus maire et Emmanuelle FAVRE a pris le relai.
Les arrêtés sont toujours là… Et les poubelles et les gravats aussi !
Comme indiqués plus haut, les gravats ont, enfin, été enlevés en juin 2025 (10 mois avant les prochaines municipales).
(1) Articles L2212-1 et L2212-2 du code général des collectivités territoriales.

