NB : cet article avait été rédigé un peu avant les municipales de 2026 et comprenait alors plusieurs liens vers le site de la mairie. Mais des pages de ce site ont changé ou ont disparu, en particulier, celles concernant les élus puisque la précédente majorité a été remplacée. Il a donc fallu rechercher de nouveaux liens, stables ceux-là, pour justifier nos propos. Ce qui est fait.
Décidément, l'adjoint aux finances, Sébastien ROUX, nouvelle tête de liste de «Saint-Loubès Ensemble», et la maire, Emmanuelle FAVRE, semblent fâchés avec la loi. Car, si l'on admet qu'ils sont les véritables auteurs du Rapport d'orientations budgétaires pour 2026 - et non un prestataire payé par la commune ou encore certains personnels municipaux tels que le directeur général des services ou son adjoint qui, eux, sont censés aguerris aux règles des finances communales -, les premiers ne semblent pas soucieux de suivre l'évolution de la législation budgétaire.
Et pourtant, après six ans de mandat municipal, que l'adjoint brandit comme «La force de l'expérience» dans son récent prospectus électoral de 12 pages pour les municipales de 2026 où il se présente comme le remplaçant d'une Emmanuelle FAVRE mise sur la touche, ils auraient dû apprendre que la gestion municipale nécessite des compétences techniques incompatibles avec des pratiques approximatives.
«Une gestion rigoureuse» et «la transparence et l'information accessible» étaient pourtant au programme de «Saint-Loubès Ensemble» dans ses prospectus électoraux pour les municipales de 2020.
Qu'en est-il alors dans ce rapport pour 2026 ?
Précisons d'abord qu'il peut être consulté sur le site de Gironde Numérique où, dans la liste des délibérations, il apparaît à la date du 4 février 2026.
Mais à cette date, deux intitulés différents le concernent : un intitulé erroné, D2026-002 Rapport d'orientations budgétaires Budget principal qui n'est, en réalité, que le Débat d'orientations budgétaires, c'est-à-dire une coquille vide, et un intitulé exact, Rapport d'orientations budgétaires 2026 budget principal.
C'est donc ce second intitulé qui donne accès au bon document.
Premier constat : en fait de «gestion rigoureuse» et d'«information accessible», on commence par se heurter à une confusion des titres.
Puis, une fois le bon document ouvert, la première page révèle une deuxième anomalie dès les premiers mots du rapport qui citent, en guise de préambule, l'article 2312-1 du code général des collectivités territoriales.
Malheureusement, cette citation est... périmée !
Car, à la date du rapport, le 22 janvier 2026, et de sa signature par Mme FAVRE, le 20 février suivant (voir la dernière page du rapport), ce texte avait déjà beaucoup changé depuis plusieurs semaines en application d'une ordonnance présidentielle remontant à 6 mois (12 juin 2025) : une nouvelle version était entrée en vigueur le 1er janvier 2026.
Mais l'important n'est pas tant ce changement que la réaction des élus concernés - ou plutôt leur absence de réaction - : soit ils ne se sont aperçus de rien, soit ils n'ont pas jugé utile de corriger le rapport (alors qu'il suffisait de modifier quelques lignes de la première page), soit ils ont cédé à une certaine routine - en reprenant, sans vérification et par facilité, les termes du rapport de 2025 qui contient, précisément, la même rédaction.
Mais il y a d'autres passages brumeux dans ce rapport.

