L'Œil du fouineur

●● Revue d'enquêtes sur la municipalité de Saint-Loubès ●●

un pavé dans la mare

2 - Le rapport pour 2026 anticipe le maintien des indemnités au bénéfice d'élus de «Saint-Loubès Ensemble» qui ne se représenteront pas en mars 2026.

C'est le cas d'Emmanuelle FAVRE, maire, et de son adjoint à l'urbanisme, Patrick LEFRANÇOIS.

On sait déjà, depuis un an (au 10 mars 2026), que madame FAVRE ne se représentera pas. Pas seulement comme maire, d'ailleurs, mais aussi comme conseillère municipale puisqu'elle n'apparaît plus dans la liste de «Saint-Loubès Ensemble» pour les municipales de 2026.

Le journal SUD OUEST s'en est fait l'écho dans un article du 14 mars 2025.

Quant à Patrick LEFRANÇOIS, il a également disparu des radars. En octobre 2025, ce même journal signalait son retrait.

Il est donc surprenant que des orientations budgétaires pour 2026 renouvèlent le versement d'indemnités au bénéfice d'élus dont il est certain qu'ils ne le seront plus à partir de mars prochain.

C'est encore, sans doute, ce choix de la facilité à laquelle se livrent Emmanuelle FAVRE et Sébastien ROUX pour s'épargner tout effort de rigueur.

3 - Les indemnités curieuses versées à des conseillers municipaux de «Saint-Loubès Ensemble».

Trois exemples...

Alors que les simples conseillers municipaux de la majorité  sont censés recevoir une indemnité annuelle brute de principe de 887,76 € (à peu près 74 € par mois),

- Sandrine GUICHARD a reçu 4.118,64 € brut en 2025 (elle en avait reçu autant en 2024).

Mais elle ne serait pas une conseillère municipale ordinaire puisque, selon un article du journal SUD OUEST de 2023, elle est «déléguée à la petite enfance», ce qui implique une activité supposée réelle et non un simple acte de présence à des réunions. Cependant, selon un document du 19 octobre 2023 (page 6), encore accessible sur le site de la mairie le 3 juillet 2026, il existe déjà un adjoint «Enfance, jeunesse et parentalité» (Yann KOLEBKA). Alors, on peut s'étonner que ce dernier ne prenne pas en charge «la petite enfance».

Une explication possible se trouve dans un prospectus électoral de «Saint-Loubès Ensemble» d'avant le premier tour de 2020 : Yann KOLEBKA y est déclaré «gérant d'entreprise», ce qui ne semble pas le prédisposer à une fonction éducative. Par contre, Sandrine GUICHARD y est déclarée «Enseignante».

On se dit alors qu'il serait plus logique qu'une enseignante occupe la fonction d'adjointe «Enfance, jeunesse et parentalité», incluant «la petite enfance» et qu'un «gérant d'entreprise» reste simple conseiller municipal : le budget économiserait une indemnité de 4.118,64 €.

- Christophe JONIAUX est le deuxième exemple.

Il a reçu, en 2025, la même somme que Sandrine GUICHARD. Lui aussi n'est pas un simple conseiller municipal puisque, selon cet article du journal SUD OUEST, il s'est vu propulsé «délégué aux mobilités». Mais, là encore, une telle délégation surprend alors que, selon ce site, il existe déjà un adjoint «Aménagement du territoire, accessibilité, urbanisme» (Patrick LEFRANÇOIS) dont la fonction comprend nécessairement l'aspect «mobilités» (aménagements pour les vélos, les piétons, les véhicules à moteur et les handicapés). Et Christophe JONIAUX, comme Yann KOLEBKA, ne semble pas prédisposé à cette délégation puisque sa profession déclarée pour les municipales de 2020 était «Responsable administratif et financier».

- Harrag KOUTCHOUK est un troisième exemple.

Lui aussi a reçu, en 2025, la même somme que les précédents. Lui aussi a été propulsé «délégué», mais «à la vie associative»... alors que, selon cet article du journal SUD OUEST, un adjoint «Vie associative et sportive...» existe déjà (François VOLF).

Si bien que, à eux seuls, ces trois "super conseillers", qui semblent exercer une partie des fonctions de certains adjoints, ont grevé le budget communal de 2025 d'une somme de 12.356 €, là où cette somme aurait dû se limiter à 2.663 € (887,76 € par an x 3 conseillers).