L’heure était donc à l’emploi d’une technique nouvelle… dans le sens où la mairie y avait recours pour la première fois. Et le site framaforms propose un bon moyen de créer une enquête en ligne, avec un service totalement gratuit et sans publicité. C’est un bon moyen parce qu’il permet de réaliser des questionnaires élaborés sans aucune connaissance technique. Quant aux données recueillies, l’auteur (la personne qui crée le formulaire d’enquête) peut s’en tenir au traitement simple des données proposé par le système (l’auteur n’a plus qu’à se tourner les pouces) ou les exploiter par ses propres moyens avec un logiciel approprié (un tableur). Et puis - et ce n’est pas le moindre de ses atouts -, il a gagné la confiance de certains services publics ; celui de l’enseignement, en particulier :
- la Direction générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle (DGESIP) : voir fin de la page 7 du document ;
- plusieurs académies : par exemple, celles de Lille et de Dijon (voir page 3 du document : "préalables pour l'enseignant") ;
- l’Université de Clermont-Ferrand : voir #1 du document.
L’enquête urbanisme se présentait donc sous les meilleurs auspices. La mairie allait pouvoir "impliquer les citoyens dans les choix de la commune" avec un outil sérieux. On pouvait alors simplement se demander à quoi pouvaient donc bien servir l'option papier, si peu écologique ?… Certains diront qu’il ne faut pas oublier les habitants qui n’ont pas d’ordinateur... et ceux qui ne veulent pas s'en servir ! Et ils auront raison. Ce qui réduit les inconditionnels du papier à ceux qui reçoivent le bulletin municipal (1).
Mais d'autres raisons peuvent expliquer le recours à l'enquête papier... et elles surprennent !
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(1) Il est tiré de 4.500 à 4.800 exemplaires, mais l'étendue de sa diffusion n'est pas connue (où est-il distribué ?).

