Enfin, dernière nuance par rapport au compte-rendu de 2014 relatif aux indemnités de fonction des élus : le montant mensuel en euros que recevra chacun est maintenant écrit, noir sur blanc. Il varie donc de 1.409,72 € à 70,00 € (conseiller municipal majorité) ou 35,00 € (conseiller municipal minorité).
Proposition adoptée à l’unanimité de la majorité FAVRE.
Mais cette "générosité" du nouveau maire ne le prive pas pour autant.
Explication... Son indemnité mensuelle comprend sa participation aux séances du conseil municipal et à quatre commissions où madame FAVRE peut d'ailleurs être remplacée par un adjoint : CCAS, commission d'appels d'offres, comité technique et commission communale des impôts directs (1 réunion par an), comme en fait foi le PV du conseil municipal du 15 juillet 2020 (voir page 9 du PV). Et elle n'est inscrite dans aucune commission permanente (voir PV du conseil municipal du 31 juillet 2020, page 37). Combien de temps consacre-t-elle aux seules séances du conseil ? Ce temps est connu par les comptes-rendus eux-mêmes :
- la séance du 15 juillet 2020 a duré 1 heure, celle du 31 juillet, 2 heures, soit 3 heures pour juillet 2020 ;
- celle du 25 septembre : 1,5 heure ;
- celle du 27 novembre : 1,5 heure ;
- celle du 18 décembre : 1,7 heure ;
- celles des 5 et 26 février 2021 ont battu des records : 5,50 heures en tout pour ce seul mois...
Mais Il n'y a pas eu de séance en août et octobre 2020, ni en mars 2021.
On pourrait, bien sûr, poursuivre cette énumération jusqu'au dernier conseil. Mais la conclusion, au moins provisoire, ne changerait pas : l'indemnité mensuelle forfaitaire (censée correspondre à 41 heures de mandat) semble, au premier abord, dépasser les nécessités de la fonction. Il manque, en effet, beaucoup d'heures, chaque mois, pour atteindre le crédit d'heures autorisé et il faudrait donc supposer que la quasi-totalité du temps est consacré à d'autres activités municipales (signature de contrats, d'arrêtés, participation à des cérémonies...). Malheureusement, l'insuffisance ou l'absence d'informations - certains diront le manque de transparence - empêche d'en connaître la nature et la durée (1). Ce que l'habitant ne peut que regretter. Il faut pourtant rappeler que l'un des engagements de "Saint-Loubès Ensemble", dans son deuxième tract pour le second tour des élections municipales de 2020, était précisément de "Donner de la visibilité à l'action des élus en diffusant leurs agendas..." (page 4). Cet engagement était l'une des "30 mesures concrètes" réalisables "dès 2020". Fin 2021, l'agenda de madame le maire n'est toujours pas accessible au public.
Il est temps de revenir à nos maires sortants du sondage publié par Le Monde, en novembre 2019. Ils déclaraient donc, en majorité, ne pas vouloir se représenter ou hésiter, ils ont finalement oublié la lourdeur de la charge : près de 7 maires sur 10 se sont représentés… autant qu’en 2014 ! Allez donc savoir pourquoi… Et voilà que notre malade rappelle, comme deux gouttes d’eau, celui de Molière : « Le Malade Imaginaire ».
(1) Ajoutons que madame FAVRE exerce aussi un mandat communautaire puisqu'elle est 3e vice-présidente de la Communauté de communes du secteur de Saint-Loubès. Et pour ce mandat, elle perçoit aussi une indemnité de fonction non obligatoire mais que la loi autorise : il suffit que le conseil de la CDC le décide. C'est ce qu'il a fait lors d'une délibération du 16 juillet 2020 qui prévoit la fixation des indemnités des vices-présidents (page 2)... sans, cependant, donner de chiffres (les comptes-rendus de la CDC indiquent seulement la liste des sujets traités, sans autre précision).

