Tellement dangereux qu’une pétition en ligne avait été lancée, en 2019, par un riverain de la rue du Moulin de Conilh à destination du maire d’alors, Pierre Durand. Une pétition déjà précédée de plusieurs démarches auprès de l’élu, restées sans suite. Depuis, M. Durand a perdu son mandat et Mme Favre a pris sa place. C’était lors des municipales de 2020. Et vous rappelez-vous quel était l’un des chevaux de bataille de cette candidate ?… la lutte contre le trafic des poids lourds de plus de 7,5 tonnes en simple transit ! Mme Favre promettait donc aux habitants de faire respecter les panneaux de la commune qui interdisent aux poids lourds de plus de 7,5 tonnes de la traverser comme une voie de délestage. Cette promesse avait le mérite de montrer qu’elle connaissait le problème. D’ailleurs, n’avait-elle pas écrit dans son programme : « Notre collectif soudé a travaillé avec sérieux tous les thèmes qui touchent à notre territoire » ?…

Seulement, après deux ans et demi de mandat - donc, fin 2022 -, les riverains de la rue du Moulin de Conilh - et d’ailleurs - ne voient toujours rien venir, si ce n’est l’habituel défilé des poids lourds dont ils se demandent s’ils viennent de l’A10 - ou de la zone industrielle, toute proche, en « desserte locale » - pour rejoindre la N89, ou s’ils suivent le chemin inverse. C’est à peu près la seule réflexion à laquelle les riverains en sont réduits puisque, malgré la promesse alléchante de Mme Favre de mettre en place des contrôles dès 2020, il n'y en a toujours pas et les poids lourds continuent leur manège !
C’est à peu près la seule réflexion, mais pas la seule ! À force d’être ignorés par la mairie, le pétitionnaire de 2019 et d’autres riverains exaspérés par la désinvolture municipale, ancienne et récente, décident de « secouer » ces élus absorbés par leurs débats de salon : ils créent un collectif de défense (1). En ligne de mire, non pas les entreprises de transports, mais bien la mairie puisque c’est là qu’il y a défaillance.
Ce qui précède est un constat. Ce n'est pas une explication. L'explication, la voilà... et elle n'est pas à l'avantage des élus.
(1) Voir le bulletin municipal n° 52 d'avril 2023, page 9. Il s'agit du « collectif riverains » :

