Alors, qu'attend Mme Favre ?
Et bien, à l'image de M. Durand dont elle ne semble être, sur ce point, qu'une copie conforme, elle a "oublié" ses devoirs. Un policier continue, comme au "bon vieux temps", à faire le planton devant l'école Hector Ducamp et à ne pas se mêler du contrôle des poids lourds ! Quant à Mme Favre, elle-même, que des journalistes ont interrogé récemment à l'occasion de la création d'un collectif de riverains qui souhaite faire entendre la voix d'habitants excédés par les nuisances des poids lourds, elle s'en tient à des réponses évasives qui renvoient à la saint-glinglin la mise en œuvre de ce qui peut être fait sans attendre.
« Côté camions, les zones d'arrêt pour contrôle manquent. La dissuasion par l'aménagement est la solution la plus efficace mais il faut trouver les financements ». « On s'aperçoit une fois qu'on est en présence de toutes les contraintes... on a des routes départementales où il faut travailler avec le département, des routes intercommunales, des routes communales, des textes qui ont déjà été promulgués qui sont plus ou moins valides, des panneaux qui sont en place... il y a une complexité qui rend les choses un peu plus longues... »
Mme Favre qui, dans ses tracts électoraux, prétendait avoir étudié avec sérieux tous les thèmes qui concernent la commune, semble pourtant ignorer que la police municipale peut agir dès maintenant sur la base d'au moins un arrêté municipal - celui de 2008 - qui est parfaitement valable et de panneaux de signalisation bien présents aux entrées de l'agglomération. Il ne tient qu'à elle de donner à ces agents - à qui ce rôle de police aurait échappé - les instructions nécessaires au respect des règles de circulation sur la D242 et la D115 : comme l'a rappelé le jugement de 2008, l'article L2213-1 du code générale des collectivités territoriales lui en donne le pouvoir. Et si, en plus, elle souhaite travailler avec le département, pourquoi pas. Mais ce n'est pas un préalable obligatoire pour remplir ses devoirs de maire. Tout cela est très clair et la «complexité» prétendue n'est qu'une invention pour remettre à demain...
Et pendant qu'on remet à demain, ce camion-citerne chavire sur le chemin de Reignac. Pour qui connait les lieux - et nous y sommes allés, tout comme l'auteur de la photo -, il est évident que ce poids lourd, qui circulait du bourg vers Le Truch, venait de la D242 (depuis l'A10 ?) et s'est aventuré dans le bourg où les véhicules de plus de 7,5 tonnes sont interdits. Pour quelle destination ?... la sortie 4 de la N89 à Montussan... L'histoire ne le dit pas.

