La face cachée du projet ?... C'est là, évidemment, que le bas blesse. Et pour cause : la véritable superficie de la zone humide n'a strictement rien à voir avec celle mentionnée dans le projet initial !
Alors, un bref rappel du PLU révisé s'impose.
Un inventaire des zones humides a été présenté lors de l'enquête publique menée par le commissaire enquêteur en vue de l'adoption de la nouvelle version du PLU. Cet inventaire est dispersé dans différents documents : le rapport de présentation (tomes 1 et 3) et l'annexe graphique des zones humides.
Le tome 1 du rapport de présentation ne signale aucune zone humide sur le terrain communal des Places de Bidon. On s'en rend compte en consultant les pages 84 et suivantes, et notamment l'image de la page 93 où le terrain communal est signalé comme compris dans l' « Aire d'étude concernée par les inventaires » des zones humides.
Cette aire d'étude apparaît également dans le tome 3 consacré à l'évaluation environnementale. Une carte délimite en vert les zones étudiées (page 107). Parmi elles figure le terrain municipal des Places de Bidon où aucune zone humide n'est donc signalée.
L'agence d'urbanisme UA64 et ses partenaires - dont ETEN - à qui avait été confiée la préparation du PLU, étaient, bien sûr, chargées de faire cet inventaire des zones humides pour la bonne information du public.
L'agence ne s'était d'ailleurs pas contentée de reprendre des études toutes faites, mais les avait complétées par des « expertises terrain » confiées à ETEN. C'est ce qui ressort de la page 86 du tome 1 qui indique : « Expertise de terrain ETEN Environnement ».
Donc, malgré l'envergure du terrain communal (1,9 ha) qui permettait quelques sondages très distants, l'agence d'urbanisme n'y avait détecté aucune trace de zone humide.
Voilà pour l'état des connaissances retenues par ces experts et présenté lors de l'enquête publique qui s'est déroulée du 10 mars au 8 avril 2025.
C'est sur cette base que les élus majoritaires se sont appuyés pour envisager la suite des évènements : la vente du terrain communal au promoteur ALUR au prix de 3.700.000 €.

