→ Les faits et les explications de la majorité FAVRE de 2020 à 2026…
2020, c’est donc l’entrée au conseil municipal d’une nouvelle majorité, celle d’Emmanuelle FAVRE, qui va maintenir le projet de nouvelle école, non plus avec l’explication incohérente de son prédécesseur, mais avec des explications qui vont évoluer au fil du temps, comme on l’a vu plus haut. Car aucune de ces explications n’avait été fournie avant les élections, comme si la liste FAVRE ne savait pas pourquoi elle tenait tant à ce projet…
Ce n’est donc que tardivement que les explications apparaissent : en 2021, 2023 puis 2025.
2025, c’est aussi l’année de l’adoption du PLU révisé approuvé le 3 juillet par la majorité FAVRE.
Et ce PLU ne manque pas de justifier le projet :
- « l’accroissement de la proportion d’enfants » dans l’ « évolution de la structure de la population » qui « pourrait induire de nouveaux besoins en termes d’équipements et de services dans les années à venir […]. Notons à ce propos, que, pour répondre à l’augmentation du nombre d’enfants sur la commune, mais également des communes de la communauté de communes, Saint-Loubès prévoit l’ouverture de sa cinquième école » (page 228) ;
- « une telle concentration d’équipements [scolaires] en un seul lieu [centre] dans le contexte de l’étalement de l’urbanisation loubésienne peut trouver ses limites. Pour limiter les déplacements automobiles ne vaudrait-il pas mieux répartir les équipements, notamment éducatifs, sur l’ensemble du territoire communal ? C’est le parti pris pour la nouvelle école qui sera implantée au sein des quartiers Sud, à Modery » (page 286) ;
- « Quoi qu’il en soit, même si les effectifs sont restés relativement stables au cours des dernières années autour de 1 000 élèves, la croissance envisagée de la population scolaire liée au dynamisme démographique de la commune […] a conforté la décision de créer une nouvelle école sur le territoire » (page 339).
Trois explications donc… qui ne manquent pas de surprendre !
La première, d’abord…
L’agence d’urbanisme qui a préparé le PLU se fonde sur une augmentation du nombre d’enfants sur la commune. Mais de quels enfants s’agit-il ?… Sûrement pas des enfants en âge d’être scolarisés dans le premier degré puisque l’on sait, par les données de l’Éducation nationale, que ce nombre d’enfants a baissé entre 2017 et 2023. L’ouverture de la cinquième école ne peut donc être justifiée par une augmentation.
Il faut ajouter que la baisse des effectifs scolarisés dans le premier degré n’est pas spécifique à SAINT-LOUBES : il s’agit d’une tendance générale en France qui est soulignée par le ministère de l’Éducation nationale pour 2022 (publication en 2023), 2023 (publication en 2024), 2024 (publication en janvier 2025), c'est-à-dire avant l'adoption du PLU, qui n'en tient cependant pas compte. La rentrée 2025 n'échappe pas à la tendance (publication en janvier 2026).
La deuxième explication, ensuite…
Il s’agirait de réduire l’important trafic automobile dans le centre qui est provoqué par une concentration des écoles.
Pourtant, le PLU de 2025, s’il évoque bien un problème de circulation dans le bourg (« Un autre enjeu fort est celui de la limitation de circulation automobile dans le bourg » : page 274), non seulement il ne l'impute pas à la concentration des écoles, mais la réponse proposée n'évoque pas la création d’une nouvelle école. Cette réponse consiste dans la « mise en place d’aménagements visant à ralentir la circulation », ce qui n'est absolument pas comparable. Quant aux causes de ce problème (page 333), elles se trouvent, notamment, dans « une trop grande circulation de poids-lourds dans le centre » (trafic sur la RD242 principalement, c'est-à-dire la route principale de la commune qui traverse le bourg).

